Société Publié Le 03 Avril 2025 a 14:41 |
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Politique nationale de productions animales et halieutiques en Côte d'Ivoire : le ministre Sidi Tiémoko Touré dévoile les enjeux, défis et perspectives |
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Source: CICG | |
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Abidjan, le 02 avril 2025- Les enjeux, défis et perspectives de la politique nationale de productions animales et halieutiques ont été la thématique centrale abordée par le ministre des Ressources animales et halieutiques, Sidi Tiémoko Touré, le mercredi 02 avril 2025 à Abidjan-Plateau, lors de la conférence de presse, "Les Rendez-vous du Gouvernement" du Centre d'Information et de Communication gouvernementale (CICG). |
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En tant qu’invité principal de cette tribune, il a bénéficié du soutien de plusieurs membres du gouvernement, dont le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, qui était le modérateur, et de la directrice du CICG, Awa Dosso, chef-d ’orchestre de ce rendez-vous qui a réuni de nombreux journalistes. Le ministre a insisté sur les défis majeurs, notamment la gouvernance, le développement des productions animales, la production aquacole, la gestion durable des pêches et la santé publique vétérinaire et les actions menées pour les relever. Au niveau de la gouvernance, le ministère a apporté un appui à la structuration de cinq filières qui ont obtenu leur décret de reconnaissance le 12 mars 2025 en Conseil des ministres. Ce sont les filières Gros ruminants (OIA GRCI), petits ruminants (INTERPRU), porcs (INTERPORCI), aquaculture (INTERAQUA) et pêche (INTERPECHE-CI). Concernant l’accès aux financements des acteurs pour leur inclusion financière, en particulier les petits producteurs et transformateurs, le ministère a mis en place le Fonds de Garantie du Secteur Avicole (FGSA) qui a permis d’apporter un appui au développement de la filière avicole. Pour ce qui concerne les productions animales, plusieurs défis sont à relever, notamment l’alimentation animale qui représente plus de 60% des coûts de production. Pour pallier cette situation, plusieurs initiatives sont entreprises, notamment l’exonération partielle (comprise entre 7 et 15%) sur les intrants et matériels de production des droits et taxes douaniers destinés à l’alimentation animale. Pour ce qui concerne l’alimentation des ruminants, une banque nationale de gênes fourragères, un jardin botanique d’essences fourragères ainsi que des champs semenciers ont été mis en place pour contribuer à la conservation et à la diffusion de ces ressources. Pour faire face à la faible productivité des élevages, en grande partie due à la prédominance de systèmes traditionnels, au faible potentiel du matériel génétique et à la faible capacité technique des acteurs, neuf Centres d’Application et de Spécialisation spécifiques aux filières animales ont été créés en 2023, dont les missions principales sont l’amélioration génétique et la formation qualifiante des acteurs. Ces centres (incubateurs) ont acquis une cinquantaine de vaches laitières de la race Girolando du Brésil (phase expérimentale) et une cinquantaine de géniteurs porcins performants de la France. « A ce jour, ce sont 2 360 reproducteurs performants de porcins et d’ovins qui ont été diffusés et plus de 300 jeunes formés », a dit le ministre. Relativement à la traçabilité des animaux et des produits animaux, un enjeu important pour la lutte contre le vol de bétail, la bonne gestion des risques sanitaires et des conflits agriculteurs/éleveurs, le ministère a opérationnalisé un système d’identification des animaux, dont le lancement a été fait en 2024. Enfin, au titre de la modernisation des infrastructures de production, de transformation et de commercialisation pour la valorisation des produits d’élevage, plusieurs projets, dont le Projet de Modernisation du Secteur Avicole (PMSA) et le Projet d’installation des Abattoirs de Côte d’Ivoire (PAVCI) ont permis l’acquisition de 240 structures de bâtiments d’élevage de poulets clé en main, dont 90 pour les pondeuses et 150 pour les poulets de chair, soit une production de 7,5 millions de poulets de chair, représentant une croissance de 10%. Aussi, six abattoirs industriels de volaille sont en cours de construction. Entre autres perspectives, le ministère prévoit de créer un cadre propice aux investissements privés, à travers un Programme d’accélération de la souveraineté alimentaire en produits animaux et halieutiques sur la période 2025-2027 qui se veut un programme dynamique, inclusif et opérationnel. Il est prévu l’opérationnalisation du Fonds de promotion des productions animales et halieutiques pour apporter un appui conséquent à l’ensemble du secteur. Concernant les ruminants, il est prévu la construction d’abattoirs et de marchés à bétail modernes dans les villes de l’intérieur. Dans son interaction avec les journalistes et les internautes qui ont tourné, entre autres, autour de la cherté du kilogramme de viande de bœuf et de mouton, la menace de l'orpaillage illégal sur la qualité des eaux, le vol de bétail, etc., le ministre a rassuré que ces problématiques sont adressées par le gouvernement. Mieux, à l’initiative du gouvernement, la cogestion des ressources en eau est en cours et a déjà été expérimentée sur le Lac Kossou. A l’occasion, il a encouragé le secteur privé à prendre toute sa place dans cet écosystème. Non sans se féliciter de l’ouverture de plusieurs centres d’alevinage privés un peu partout dans le pays. Par ailleurs, le ministre a assuré que le pays jouit d’une sécurité alimentaire car il n’a pas de problème d'approvisionnement en produits animaux et halieutiques. En appui à son collègue, le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, a invité les journalistes et l’ensemble de la population à rester optimistes et à aider le gouvernement dans sa communication sur les acquis et défis du secteur. CICG |